17.7.08

Enigme potagère (3)


Qui l'eut cru ?

- réponse dans lire la suite -




Réponse :

Il s'agit d'une fleur de poireau ! Etonnant, non ?

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© Copymenthol

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Enigme potagère (2)


Mystère de la nature…

- indice n°2 dans lire la suite -




Indice n°2

Attendre l'heure, mais pas celle du thé !

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© Copymenté

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Enigme potagère (1)


De quelle fleur s'agit-il ?

- indice n°1 dans lire la suite -




Indice n°1

Allez les bleus !

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© Copyge pas tout

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Le siège de la mémoire (2)


Détails extérieurs





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Photo © Copyright au hasard

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15.7.08

Florilège (1)


Détails éphémères





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© Copyright du matin

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Conjonction ou coordination ?


En astronomie, une conjonction de deux objets célestes,
- ci-dessus la Lune et Vénus -
signifie que ces objets, vus depuis un troisième
(généralement la Terre)
apparaissent très proches l'un de l'autre dans le ciel.




Il est vrai qu'en règle générale quand on parle de conjonction
les objets sont beaucoup plus proches…
mais que voulez-vous ? J'aime bien cette photo.
C'est la vision que j'ai quand je me lève de bonne heure
et que je regarde par la fenêtre de la salle…
et je me lève souvent de bonne heure !

Si nous étions en hiver cette photo me ferais penser à ça :


Demain, dès l'aube…

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Victor Hugo - Les contemplations -
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© Copyright or wrong

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13.7.08

Mémoire visuelle


Morphologie de la mémoire





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© Copyreyes

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11.7.08

Réflexions capillotractées (1)

"Hier j'ai rencontré un homme de main."



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10.7.08

Le siège de la mémoire (1)


Détails intérieurs





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© Copyright ma pomme

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Le vers solitaire…

"Sentiment de solitude, dès mon enfance.
Malgré la famille - et au milieu des camarades, surtout, -
sentiment de destinée éternellement solitaire.
Cependant, goût vif de la vie et du plaisir."

Charles Beaudelaire - "Mon cœur mis à nu"


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9.7.08

Farandole des solitudes :
le chaînon manquant !

"Si je n'avais pas la solitude pour me tenir compagnie,
je me sentirais bien seule."

Malvina



solitude précédente - solitude suivante



Le blog de Malvina vient de disparaitre de la blogosphère. Avec son autorisation je mets en ligne ci-dessus son expression de la solitude…

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Allégorie de la caverne

Chapitre 3 : le retour aux sources



Depuis longtemps ces mots résonnent…

Je connaissais ce texte depuis des années.
J’en possédais une copie que je viens de retrouver au grenier.
Un copie manuscrite. L’écriture de ma mère.
Ce texte l’avait séduite. Comment en aurait-il pu être autrement ?
La version manuscrite en ma possession
est un peu différente de celle que j’ai mis en ligne.

Je n’ai appris que très récemment qu’il s’agissait d’un faux.

Qu’importe ! Cela ne retire rien à sa beauté et à sa profondeur.

Pour le retrouver et vous en parler j’ai fait de simples recherches sur le web qui m’ont amené à cet article. Le reste, après tout, n’est que "copier-coller" et mise en page

Pour l’illuster j’ai utilisé deux photos extraites du livre “Pieds nus sur la Terre Sacrée” publié en 2001 chez Denoël dans la collection Beaux Livres sous la direction de T.-C. McLuhan, Photographies Edward C. Curtis.

La photo du “Grand chef indien de la mer” qui illustre ce billet viens de chez Traces. Qu'elle en soit remerciée.


Je n’ai pas d’affinité particulière avec la culture amérindienne. Néanmoins, la redécouverte de ce texte m’a amené à en parcourir d’autres. Je vous en livrerai probablement quelques extraits un jour prochain. La sagesse mérite d’être partagée.

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7.7.08

Allégorie de la caverne

Chapitre 2 : la réalité




De la perception des ombres

La perception que nous avons des choses est toujours subjective.
C'est un des enseignements de l'allégorie de la caverne de Platon.

Hélas, vous m'en voyez désolé, mais le texte que je vous ai livré et qui est considéré comme l'une des plus belles déclarations en faveur de l'écologie est un faux.
Chef Seattle est l’un des premiers «prophètes manufacturés» de l’âge médiatique. Mais cette supercherie ne doit rien retirer, bien sûr, ni à la stature historique de Seattle, qui fut un grand chef, ni aux idées des défenseurs de l’environnement.

Seattle (nommé See-ahth), prononça en effet en 1854, et dans sa propre langue, une célèbre oraison à l’adresse d’Issac Steven, Commissaire aux affaires indiennes venu proposer aux premiers habitants du Nord-ouest un « arrangement territorial ». On n’en connaît aujourd’hui le contenu que par une transcription, parue trente trois ans plus tard dans le Seattle Sunday Star le 29 octobre 1887 sous la signature du docteur Henry Smith. Elle n’a que quelques phrases en commun avec la trop éloquente profession de foi qui a fait le tour du monde. Celle-ci semble avoir été rédigée en 1971 par le scénariste Ted Perry.
Il circule trois versions de ce discours. Je vous ai livré celle qui semble être la plus "officielle".

Chef Seattle est mort à quatre-vingts ans, un an après que la ville qui avait pris son nom fasse défense à tous les Indiens d’y résider.
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Photo © Copyright Edward C. Curtis

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5.7.08

Allégorie de la caverne

Chapitre 1 : les ombres




Le grand chef indien Seattle

Seattle est un grand chef indien des tribus Dumawish et Suquamish connu en particulier pour son discours de 1854 lors de négociations avec le gouvernement des Etats-Unis, dans lequel il exprimait son refus de vendre les territoires indiens.
Seattle serait né en 1786 sur une petite île au sud de Brainbridge Island, pendant les terribles épidémies, héritage des pionniers blancs, qui anéantissaient les populations indigènes.
Quand il eut entre vingt et vingt-cinq ans, Seattle fut nommé chef de six tribus, titre qu'il conserva jusqu'à son décès en 1866.
Seattle est le porte-parole pendant les négociations (commencées en 1854) et le signataire avec d'autres chefs indiens, du traité de paix de Point Elliott - Mukilteo (1855) que cédait 2.5 millions d'acres de terre au gouvernement des Etats Unis et délimitait le territoire d'une réserve pour les Suquamish.



Voici le discours qu’il prononca devant l'Assemblée des tribus d'Amérique du Nord en 1854 :

« Le Grand Chef de Washington nous a fait part de son désir d'acheter notre terre. Le Grand Chef nous a fait part de son amitié et de ses sentiments bienveillants. Il est très généreux, car nous savons bien qu'il n'a pas grand besoin de notre amitié en retour.
Cependant, nous allons considérer votre offre, car nous savons que si nous ne vendons pas, l'homme blanc va venir avec ses fusils et va prendre notre terre.
Mais peut-on acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ? Etrange idée pour nous !
Si nous ne sommes pas propriétaires de la fraîcheur de l'air, ni du miroitement de l'eau, comment pouvez-vous nous l'acheter ?
Le moindre recoin de cette terre est sacré pour mon peuple. Chaque aiguille de pin luisante, chaque grève sablonneuse, chaque écharpe de brume dans le bois noir, chaque clairière, le bourdonnement des insectes, tout cela est sacré dans la mémoire et la vie de mon peuple. La sève qui coule dans les arbres porte les souvenirs de l'homme rouge.
Les morts des hommes blancs, lorsqu’ils se promènent au milieu des étoiles, oublient leur terre natale. Nos morts n'oublient jamais la beauté de cette terre, car elle est la mère de l'homme rouge; nous faisons partie de cette terre comme elle fait partie de nous.
Les fleurs parfumées sont nos sœurs, le cerf, le cheval, le grand aigle sont nos frères; les crêtes des montagnes, les sucs des prairies, le corps chaud du poney, et l'homme lui-même, tous appartiennent à la même famille.
Ainsi, lorsqu'il nous demande d'acheter notre terre, le Grand Chef de Washington exige beaucoup de nous.
Le Grand Chef nous a assuré qu'il nous en réserverait un coin, où nous pourrions vivre confortablement, nous et nos enfants, et qu'il serait notre père, et nous ses enfants.
Nous allons donc considérer votre offre d'acheter notre terre, mais cela ne sera pas facile, car cette terre, pour nous, est sacrée.
L'eau étincelante des ruisseaux et des fleuves n'est pas de l'eau seulement ; elle est le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous souvenir qu'elle est sacrée, et vous devrez l'enseigner à vos enfants, et leur apprendre que chaque reflet spectral de l'eau claire des lacs raconte le passé et les souvenirs de mon peuple. Le murmure de l'eau est la voix du père de mon père.
Les fleuves sont nos frères; ils étanchent notre soif. Les fleuves portent nos canoës et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devrez vous souvenir que les fleuves sont nos frères et les vôtres, et l'enseigner à vos enfants, et vous devrez dorénavant leur témoigner la bonté que vous auriez pour un frère.
L'homme rouge a toujours reculé devant l'homme blanc, comme la brume des montagnes s'enfuit devant le soleil levant. Mais les cendres de nos pères sont sacrées. Leurs tombes sont une terre sainte; ainsi, ces collines, ces arbres, ce coin de terre sont sacrés à nos yeux. Nous savons que l'homme blanc ne comprend pas nos pensées. Pour lui, un lopin de terre en vaut un autre, car il est l'étranger qui vient de nuit piller la terre selon ses besoins. Le sol n'est pas son frère, mais son ennemi, et quand il l'a conquis, il poursuit sa route. Il laisse derrière lui les tombes de ses pères et ne s'en soucie pas.
Vous devez enseigner à vos enfants que la terre, sous leurs pieds, est faite des cendres de nos grands-parents. Afin qu'ils la respectent, dites à vos enfants que la terre est riche de la vie de notre peuple. Apprenez à vos enfants ce que nous apprenons à nos enfants, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. Lorsque les hommes crachent sur la terre, ils crachent sur eux-mêmes.
Nous le savons: la terre n'appartient pas à l'homme, c'est l'homme qui appartient à la terre. Nous le savons : toutes choses sont liées comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses sont liées.
Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre. L'homme n'a pas tissé la toile de la vie, il n'est qu'un fil de tissu. Tout ce qu'il fait à la toile, il le fait à lui-même.
Mais nous allons considérer votre offre d'aller dans la réserve que vous destinez à mon peuple. Nous vivrons à l'écart et en paix. Qu'importe où nous passerons le reste de nos jours. Nos enfants ont vu leurs pères humiliés dans la défaite. Nos guerriers ont connu la honte ; après la défaite, ils coulent des jours oisifs et souillent leur corps de nourritures douces et de boissons fortes. Qu'importe où nous passerons le reste de nos jours ? Ils ne sont plus nombreux. Encore quelques heures, quelques hivers, et il ne restera plus aucun des enfants des grandes tribus qui vivaient autrefois sur cette terre, ou qui errent encore dans les bois, par petits groupes; aucun ne sera là pour pleurer sur les tombes d'un peuple autrefois aussi puissant, aussi plein d'espérance que le vôtre. Mais pourquoi pleurer sur la fin de mon peuple ? Les tribus sont faites d'hommes, pas davantage. Les hommes viennent et s'en vont, comme les vagues de la mer.
Même l'homme blanc, dont le Dieu marche avec lui et lui parle comme un ami avec son ami, ne peut échapper à la destinée commune. Peut-être sommes-nous frères malgré tout; nous verrons. Mais nous savons une chose que l'homme blanc découvrira peut-être un jour: notre Dieu est le même Dieu. Vous avez beau penser aujourd'hui que vous le possédez comme vous aimeriez posséder notre terre, vous ne le pouvez pas. Il est le Dieu des hommes, et sa compassion est la même pour l'homme rouge et pour l'homme blanc.
La terre est précieuse à ses yeux, et qui porte atteinte à la terre couvre son créateur de mépris. Les blancs passeront, eux aussi, et peut-être avant les autres tribus. Continuez à souiller votre lit, et une belle nuit, vous étoufferez dans vos propres déchets.
Mais dans votre perte, vous brillerez de feux éclatants, allumés par la puissance du Dieu qui vous a amenés dans ce pays, et qui, dans un dessein connu de lui, vous a donné pouvoir sur cette terre et sur l'homme rouge. Cette destinée est pour nous un mystère; nous ne comprenons pas lorsque tous les buffles sont massacrés, les chevaux sauvages domptés, lorsque les recoins secrets des forêts sont lourds de l'odeur d'hommes nombreux, l'aspect des collines mûres pour la moisson est abîmé par les câbles parlants.
Où est le fourré ? Disparu. Où est l'aigle? Il n'est plus. Qu'est-ce que dire adieu au poney agile et à la chasse ? C'est finir de vivre et se mettre à survivre.
Ainsi donc, nous allons considérer votre offre d'acheter notre terre. Et si nous acceptons, ce sera pour être bien sûrs de recevoir la réserve que vous nous avez promise. Là, peut-être, nous pourrons finir les brèves journées qui nous restent à vivre selon nos désirs. Et lorsque le dernier homme rouge aura disparu de cette terre, et que son souvenir ne sera plus que l'ombre d'un nuage glissant sur la prairie, ces rives et ces forêts abriteront encore les esprits de mon peuple. Car ils aiment cette terre comme le nouveau-né aime le battement du cœur de sa mère. Ainsi, si nous vous vendons notre terre, aimez-la comme nous l'avons aimée. Prenez soin d'elle comme nous en avons pris soins.
Gardez en mémoire le souvenir de ce pays, tel qu'il est au moment où vous le prenez. Et de toute votre force, de toute votre pensée, de tout votre cœur, préservez-le pour vos enfants et aimez-le comme Dieu vous aime tous.
Nous savons une chose: notre Dieu est le même Dieu. Il aime cette terre. L'homme blanc lui-même ne peut pas échapper à la destinée commune. Peut-être sommes-nous frères, nous verrons. »
l
Photo © Copyright Edward C. Curtis

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Histoire de famille (le cousin)



Une histoire à rebondissements qui ne vous laissera pas de pierre.




Carte postale pour Traces

Hier je suis monté au grenier…
Je savais que dans mes photos de Bretagne
se cachait un cousin éloigné
des Anciens et du Sphinx.
J'ai fini par mettre la main dessus.

Quelle étrange sensation.
J'espère qu'il vous plaira.
Il parle peu mais qu'est-ce qu 'il parle bien !
l
© Copyright votre serviteur

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3.7.08

Solitude



"Au départ, on a l'impression qu'il s'agit d'une toute petite fissure,
mais si on se penche un peu,
on s'aperçoit qu'on se trouve devant un gouffre insondable.
Par moments, la solitude humaine est insondable.
C'est pour ça qu'on a inventé la chair de poule,
c'est pour pas aller jusqu'à claquer des dents."
Philippe Djian - 37°2 le matin



solitude précédente - solitude suivante

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La farandole des solitudes

De solitude en solitude, de blog en blog,
une farandole de billets a pris naissance
chez Traces il y a de cela quelques temps.
Depuis, 43 personnes sont entrées dans la danse.
Pour faire de même il suffit de :
- Créer un billet sur la solitude
- Vous rendre chez le dernier farandoleur
- Déposer le lien vers votre solitude dans les commentaires de la sienne
- Signaler l'adresse de la solitude précédente sur votre billet.
- Signaler l'adresse de la solitude suivante quand un autre danseur vous aura pris la main…
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Photo © Copyright Netperles.com

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29.6.08

haut-fond
Cette histoire débuta à l’aube de l’an de garce deux mil huit.
La tempête faisait rage.
Il était impossible de distinguer quoi que ce soit.
J’étais seul.
Face à moi-même et aux éléments déchaînés.
Je ne suis pas capitaine au long cours.
La navigation n’est pas mon domaine de prédilection.
Pourtant il y a de nombreux points communs
entre ma vie et cette profession.
J’ai essuyé de nombreuses tempêtes.
Ce doit être le lot de ceux qui s’aventurent en haute mer.
Il paraît que c’est dans ces moments-là
que l’on juge de la qualité des marins.
Une chose est sûre cependant, c’est au cœur de la tempête
que l’on se prend à rêver d’embellies.


silence radio
Un mois s'est écoulé depuis le début de l'année.
Un mois de pluie, d'avaries. Un mois sans distinguer l'horizon.
J'ai abandonné ma cabine et dors désormais sur le pont.
Le comportement des membres de mon équipage est étrange.
Nous ne communiquons plus que pour faire face à l'essentiel.
Je guette la moindre étoile dans le ciel,
le moindre signe de vie dans cette immensité.
Depuis deux mois ma radio est muette.
Depuis deux mois je dois me contenter du clapotis des ondes.


des rives virtuelles
Un mois s'est écoulé depuis ma dernière note dans mon carnet de bord.
Un mois de pluie, de froid, de solitude.
Un désespoir certain a gagné l'équipage.
Je continue à trouver son comportement étrange.
La tension qui règne à bord est telle qu'elle semble désormais palpable.
Hier j'ai cru entendre une mouette.
Sur le coup je n'aurais su vous dire si je l'avais réellement entendu
ou si je le désirais tant que je me persuadais de sa réalité.
Hier j'ai cru entendre une mouette.
Si tel était le cas, il se peut que la terre soit proche.
Aujourd'hui, à l'heure ou les étoiles n'ont pas encore totalement disparu
la pluie a cessé brusquement. Ce silence soudain m’a sorti de ma torpeur.
A quelques milles de là, droit devant nous, dans le jour naissant,
s'égrenait un chapelet d'îles luxuriantes.
A ma connaissance aucune carte mentionne leur existence.


le charme de la blogosphère
Mon impression était juste. Le comportement de mon équipage étrange.
Il semblerait que je sois le seul à bord à distinguer ces îles.
Autour de moi, tous s’affairent à leurs tâches quotidiennes.
Je laisse le charme agir. J’entre seul dans l’océan de la blogosphère.


l'île du Garde-mots
J’ai jeté l'ancre à proximité de l'île la plus importante de cet archipel.
Il s'agit de l'île du Garde-mots, je l'apprendrai plus tard.
Je descends à terre pour en faire l'exploration.
Le soleil brille. Je reste méfiant.
Je n'ai plus l'habitude des clémences de la météo.
Dès le premier abord l'île est accueillante.
Je la parcours en partie. Elle est habitée.
Au début je me cache et j'observe le comportement de ses autochtones.
Puis je m'intègre à la population locale qui ne montre aucun signe d'hostilité.
Pour ne pas attirer l'attention je prends un nom d'emprunt.
Je reste longtemps sur cette île.
Je me prends d'amitié pour ses habitants.
C'est une île fantastique.
Elle héberge des forêts de mots aux essences rares. J’aime à m'y perdre.
Je fais de cette île mon port d'attache.
D'ici je partirai pour explorer l'océan de la blogosphère.
Ici je reviendrai régulièrement.


la rencontre avec Traces
Par une nuit étoilée, une de ces nuits ou l'immensité de l'espace
vous enveloppe dans les draps de la voie lactée,
je découvre, au détour d'une page de sable blanc,
un message qui ressemble à s'y méprendre à une invitation.
Dessinée sur le sable, une carte maritime
désigne une île de l'archipel : l'île de Traces.
Ce sera la seconde île que j'explore réellement.
Je n’entre pas en contact avec la population locale…
Jusqu'au jour où Traces m'aperçoit flânant sur son île.
Elle me prend pour quelqu'un d'autre.
De ce malentendu naîtra une amitié certaine.


le récif des absurdies
Après l'île de Traces j'explore de nombreux atolls
dans lesquels je ne séjourne que brièvement.
Je découvre que les lieux où l'on se sent bien
ne sont pas si nombreux que ça.
Je ne sais plus comment j'échoue sur les pages de Melo,
mais je m'y sens bien immédiatement.
Je me réfugie à l'ombre de ses accents circonflexes.
Je note précieusement les coordonnées de cette île
aux côtés de celles de Traces et du Garde-mots.


atolls alentours
D'île en île, de ricochet en ricochet,
j’explore les atolls de Malvina, Véronique, Ecume et bien d’autres encore…
Rarement je m’y fais connaître.
Je lis, j’observe, j’absorbe.


garder le cap
Afin de respecter mes engagements préalables
je regagne mon vaisseau et mon équipage. Je lève l'ancre à contrecœur.
Nous avons une mission à terminer. Une cargaison de mots à livrer.
Je suis conscient que je quitte le calme pour retrouver la tempête.
Il ne peut en être autrement.


l’arrivée au port
Bon ou mauvais, l’avenir nous le dira, nous arrivons au port.
Une fois de plus nous avons accompli notre mission.
De retour sur la terre ferme tous oublient les mois de tempête
et de solitude que nous venons de traverser.
Tous, sauf moi.
La mer m’appelle.


l’appel du large
Ce jour d’hui j’ai décidé de reprendre la mer.
Je ne sais pas encore ce que cette aventure me réservera
et quelles nouvelles tempêtes je devrai affronter.
Je ne sais pas à quoi ressemblera ce voyage.
Ce que je sais, en revanche, c'est que, quoi qu'il advienne,
je ferai cap sur l’Archipel des Madeleines.
l


lire la suite…